• Critique Le chalet bleu T.1 par

    En début de BD, Alice, jeune fille sensible, romantique et rêveuse, traverse l’équivalent d’un miroir et aboutit dans une vallée un peu magique.
    Rêve, imagination débridée de jeune fille ?
    Face à ces mystères et sortilèges, le dessin se pose le dessin, précis comme une gravure, sensible comme une photo d’antan.
    Il nous conte un monde hors du monde, à cheval entre l’idéal et le réel.
    Cette jeune fille souhaite se nourrir de nature et de rêves plutôt que de suivre une éducation scolaire formatée.
    Elle rencontre un enfant immortel, redevenant mortel par amour, et connaissant les affres des sentiments et des manques, jusqu’à se bruler les yeux (comme dirait Francis Cabrel) sur son chalet bleu, et Alice qui l’attend.
    Servais nous parle d’une autre vie possible loin du monde et de son brouhaha, sa vitesse et ses quêtes absurdes.
    Il nous invite à vivre pleinement le présent à chaque instant et à revenir à l’essentiel des choses et de la nature dans qu’elle existe.
    C’est un récit militant sans être vindicatif.
    Il nous montre la beauté de la lenteur, la quiétude du cycle des saisons et l’immensité des forêts et des secrets qu’y s’y cachent.
    C’est un voyage initiatique, entre rêverie et leçon de choses.
    En tout cas un moment ou le temps est suspendu durant la lecture de l’ouvrage qui met du baume à l’âme.

    7

    vedge - 07 novembre 2018

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