• Critique le bruit de la machine à écrire T.1 par

    L'assassinat de Christa Winsloe et sa compagne Simone Gentet le 10 juin 1944 a-t-il été un acte crapuleux, une erreur stupide ou un haut fait de la Résistance?
    Pour tenter de répondre à cette question, Hervé Loiselet s'est plongé dans ce dossier peu connue. Il a entraîné le dessinateur Benoît Blary dans cette aventure.

    Benoît Blary réussit à plonger le lecteur dans l'ambiance de ces années de fin de guerre évoquant un peu les films de l'époque ou d'un peu après. La colorisation aux teintes passées, souvent sépia, donne un cachet particulier à l'album.

    Si le nom de Christa Winsloe ne m'évoquait pas grand-chose, en revanche je me souviens avoir vu un des films tiré de sa pièce "Jeunes filles en uniforme" même si je dois avouer que je ne m'en souviens plus trop!
    Le récit de cette enquête qui se terminera dans l'indifférence générale par un acquittement des accusés m'a vraiment troublée. Je pense que ce n'est qu'un des premiers scandales concernant le Résistance à la fin de la guerre à ressortir. Il y en aura sûrement d'autres.

    Si les gens de Cluny ont pu prendre ces 2 femmes pour des espionnes allemandes parce qu'elles parlaient allemand avec les militaires ou parce qu'elles se promenaient dans toute la ville et ses environs, cela n'excuse absolument pas le fait qu'elles aient été abattues dans un bois.
    À la lecture du récit d'Hervé Loiselet, j'ai eu l'impression qu'elles devaient disparaître parce qu'elles étaient suspectes, mais surtout parce qu'elles étaient riches et homosexuelles. Comme le dit le "conmuniste" (faute d'orthographe volontaire) en citant Gorki : "Extirpez l'homosexualité et le fascisme disparaîtra."

    Des faits qui méritent d'être sortis de l'ombre pour que les vrais résistants soient reconnus sans risquer d'être confondus avec ces gens-là.

    7

    ginevra - 09 mai 2018

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