• Critique Gramercy Park T.1 par

    Vue de grattes ciel, New York, années 50.
    Une homme tapi, seul semble-t-il ; Une femme guette.
    Les abeilles font leur miel, douceur et danger mêlés.
    Un dessin ligne claire que le fusain floute un peu, juste ce qu’il faut ; Oublier la rigueur pour retrouver l’humain, ses errances et ses failles.
    Suivre un homme, un bouquet de fleurs à la main, comme une abeille laborieuse ; La femme se souvient de son américain, avant.
    Est-ce qu’elle regrette ? Oui, l’enfant qu’elle n’a pas porté, l’enfant qui n’est pas là.
    Elle cherche une vengeance, une consolation.
    Pour ce qu’elle a perdu, pas seulement celui, tout ce qu’elle a perdu.
    Et cet enfant souhaité, attendu, cela pourrait être la solution de la prendre, comme vengeance, comme consolation.
    Sur un rythme lent, un scénario serré, en mystère et en retenue, promène le lecteur au fil de cases fluides, quasi esquissé.
    Tout est pour le récit, pour ces femmes qui souffrent la perte d’un absent.
    Et pourtant, celui-ci, mort, est partout présent, à l’excès, dans le remord, le regret, et les rubans dorés.
    Lisez cette BD qui s’apprivoise au fur et à mesure.

    7

    vedge - 06 avril 2018

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