• Critique Gran café Tortoni T.1 par

    Le café Tortoni est « le plus célèbre des grands café de Buenos Aires », c’est aussi, dit-on, le plus ancien, et le prolongement d’un café parisien ou se réunissait l’élite parisienne du XIXe siècle.
    Celui de Buenos Aires a accueilli quant à lui, jusqu’en 1943, l’élite intellectuelle et culturelle réunie dans le groupe La Peña.
    Musicien et scénariste, Philippe Charcot joint avec cette BD ses deux passions, au travers d’histoires d’hommes un peu étranges, transcendés par le théâtre ou la musique.
    Des histoires douloureuses, car la douleur, comme la passion, sont indispensables au Tango.
    Alors quand on est jeune danseur, même talentueux, il faut vieillir vite, souffrir plus, aimer passionnément, perdre tragiquement pour espérer, un jour, peut-être, danser divinement.
    C’est ce que fait le jeune homme, d’abord en écoutant ces récits étranges, puis, c’est dit à mots couverts, en vivant lui-même une grande histoire.
    Cet album est inspirant, par son ambiance graphique envoutante, par les couleurs justes et peu affirmées de certaines histoires, qui laissent place au doute de leur véracité et au souhait, profond, du lecteur qu’elles aient existé.
    L’hommage de la page 52 à Hugo Pratt est réussi.
    L’ouvrage arrive, en une centaine de pages, à guider le lecteur vers plus d’émotions, à ressentir l'intensité des êtres qui sont les dieux vivants et éternels d'un art d'expression aux mille visages : le Tango.

    8

    vedge - 27 mars 2018

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