• Critique Bonneville T.1 par

    Bonneville, c’est l’histoire d’une passion, celle de la vitesse, sur un lac salé, en voiture.
    Cette passion est replacée dans une époque peut-être pour distancier l’important, la conquête du ciel, la crise des missiles de Cuba, du futile : aller plus vite sur une étendue lisse faite de sel.
    Bonneville, c’est aussi une histoire de rêveur.
    Ouvrier garagiste, jeune fille en fleur, tous motivés par cette semaine, où un record put être battu, ou un record DOIT être battu.
    Est-ce que ces courses font avancer la technologie, la science ?
    Pas sûr, en effet, mais elle éclaire d’un jour particulier les rêveurs intrépides, qui au péril de leur vie poursuivent leurs rêves.
    Seuls ces rêves les font vivre, dussent-ils en mourir.
    Bonneville c’est ça.
    L’Amérique des années 60 où tout avait un sens : plus de temps pour une politique d’état, les records de vitesse n’étaient pas dans les tweets et les fake news, mais sur un lac de sel. Ils n’engageaient alors que les mordus de vitesse.
    Marano, par son trait simple et clair, partage sa vision des deux époques et sa passion, je pense, de la course automobile.
    Parfois, il le fait au détriment d’une simplification du dessin ce qui est dommage.
    Mais la mise en perspective d’une époque et d’un phénomène secondaire de record automobile est intéressant.

    6

    vedge - 28 février 2018

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