• Critique Essence T.1 par

    Dans un univers onirique déstructuré, où les règles de l’univers n’ont plus cours, on suit le road trip un peu spécial d’un homme décédé et amnésique.
    Accompagné d’une ange gardien, il arpente les routes d’un étrange purgatoire, changeant de voiture au gré de ses souhaits, avec pour seule limite le carburant de ses bolides.
    Il arpente aussi les méandres de sa mémoire, contextualisant sa famille au travers de réminiscences d’enfance, Tintin et son univers ou James Dean entrecoupant sa reconstruction.
    Guidé vers une vérité qui fait mal, il atteint le bout de sa quête, rattrapé par la réalité.
    Les dessins sont exceptionnels.
    Ambiances sombres ou explosées de lumière, décors imaginaires ou fantasmés, réalité réinterprétée, de tableau sur une planche entière, en cases au tracé plus esquissés, le dessinateur virtuose passe d’une ambiance (on croirait d’une technique) à l’autre avec une rare efficacité doublé d’inventivité admirable.
    C’est un choc salutaire tant au scénario qu’au dessin.

    8

    vedge - 29 mai 2018

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