• Critique Bug (Bilal) T.1 par

    Accros aux mondes virtuels et au tout numérique, tremblez !
    Vous qui, comme moi peut-être, par manque de mémoire ou d’ordre, avez confié vos documents de référence numérisés, à un serveur de stockage quelque part dans le monde, cette BD risque de vous faire peur.
    Vous qui, peut-être, confiez votre mémoire, vos souvenirs, ces instants photographiés ou filmés, à une machine ou une clé USB, idem.
    Au lieu d’un énième scénario catastrophe d’une Intelligence Artificielle dominant le monde, Enki Bilal nous parle de nous-même, de notre laisser aller, de notre trop grande confiance en la puissance et l’intelligence du monde numérique que nous construisons autour de nous pour délester de tâches que nous trouvons laborieuses ; Peut-être est-ce finalement au détriment de nous-même et de du pouvoir que nous avons sur nos vies et nos destins.
    A partir de l’histoire de ce bug de 2041, où l’ensemble des données virtuelles sont aspirées et se retrouvent dans un seul homme, sujet de toutes les convoitises, l’artiste d’anticipation nous dévoile un futur possible qui fait froid dans le dos.
    Chaque case, de plus, est une magnifique œuvre d’art traitée avec une extrême attention.
    Le format de l’ouvrage lui-même est original et adapté.
    Ce récit caustique à l’orthographe bouleversée, nous met en garde ; Saurons-nous saisir le message ?
    En tout cas c’est une superbe BD à avoir d’urgence dans sa BDthèque.

    9

    vedge - 03 janvier 2018

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