• Critique Undertaker T.4 par

    Undertaker c’est la noirceur à l’état pur.
    Quand le nihilisme est raison d’être, quand le sarcasme tient lieu de raison, alors croquemort semble un bon métier surtout après tireur d’élite ; Pourtant, dans cette mise en retrait de l’humanité, des sentiments et des passions, nul n’est à l’abri de l’irruption de l’amour.
    A la figure puissante et iconoclaste qu’est Undertaker, il fallait un pendant que ce tome 4 finit de présenter en la personne de Jeronimus Quint.
    Un chirurgien, doué semble-t-il, mais qui, contrairement au serment d’Hippocrate, s’abroge le droit de mort aussi bien que de vie, et ce, selon lui, dans l’intérêt de la science.
    Dans l’intérêt des petites gens qu’il sauve gratuitement aussi, et dans l’intérêt de l’état pour lequel un chirurgien innovant serait un plus dans une nouvelle guerre.
    Une façon inédite d’envisager la violence et la dureté de l’Ouest, par un pragmatisme qui n’a que faire des bons sentiments.
    Un dessin au top accompagne un récit terrifiant de réalisme sur la nature humaine.
    Même l’amour, le grand amour, par altruisme ou folie, ne peut amener en fin de tome un peu de légèreté.
    C’est noir certes, mais terriblement efficace, au dessin et au scénario, et on en redemande.

    7

    vedge - 22 novembre 2017

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