• Critique Layla T.1 par

    Jérémy et Mika ont repris à leur compte le mythe de la Vouivre : reine des serpents, serpent gigantesque, femme à moitié et serpent l'autre, femme merveilleuse, mais toujours avec une escarboucle précieuse qui est, selon les traditions, l'œil unique du serpent géant ou un bijou. Le seul moment où le bijou est accessible est quand la Vouivre l'enlève pour se baigner.

    Jérémy semble s'être laissé influencer par le roman de Marcel Aymé puisque que Grenoye s'intéresse plus à Layla qu'au bijou qu'elle porte. Il nous offre un portrait fantastique et invente un passé humain à la puissante reine des serpents. Mais comme dans la plupart des contes, son bijou attire la convoitise des hommes assoiffés de puissance prêts à mettre le monde à feu et à sang pour s'en emparer.

    Mika a illustré le conte de façon brutale et violente car le monde de Grenoye l'est. Les scènes de bataille sont rudes et splendides en même temps. Les attaques par Layla et/ou les serpents nous ramènent dans un monde magique où le rouge domine et où le sang gicle.
    La superbe couverture semble être un reflet magique des nombreux tableaux représentant Ophélie flottant sur les eaux… sauf que Layla n'est pas morte mais bien vivante avec ses yeux rouges ouverts et l'escarboucle brillant sur sa poitrine.

    Un album merveilleux que tous les amateurs de contes fantastiques se doivent de posséder.

    9

    ginevra - 29 octobre 2018

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