• Critique Le chant des Stryges T.18 par

    Explosions de météorites heurtant et dévastant la terre, rayant humanité et stryges de sa surface, dans une complète et incompréhensible apocalypse : ce sont les dernières cases que nous avons vu dans le tome 17.
    Et pourtant, comme après toute apocalypse, la vie reprend dans ce tome 18 ; Boursouflée, mutée, de guingois, violente et famélique, apeurée et affamée, la vie reprend.
    Elle suit la voie du chaos, mais elle reprend.
    Les stryges, dans cette série, ont donné à nos ancêtres la conscience, la possibilité de discerner le bon du mauvais, l’art et le fer, l’imagination et la destruction.
    Bizarrement, dans cette désolation post-apocalyptique, alors que les mots des survivants ne sont que rancœur contre ceux, dieux ou diables, qui ont écrit le destin qui s’est accompli, les voilà qui cherchent un espoir, un gourou, un maitre, un sauveur, dans le dernier rejeton survivant d’une espèce éteinte : le bébé éprouvette stryge, devenu grand.
    Alors, fin ou commencement ?
    Les mêmes causes produiront-elles les mêmes effets ?
    Dessins et couleurs ont retrouvé eux aussi une énergie, plus dure mais aussi plus pure.
    Pas de faux semblant, de visages lisses, d’absence de sentiment.
    Les couleurs sombres disent l’effondrement, les corps mêlés, sans tabou et sans gant, disent le renouveau.
    Quelles que soient les erreurs de l’humanité prise comme un tout, certain individus, par leur abnégation, sont prêts à donner leur vie pour sauver le monde. C’est vieux comme le monde, et pourtant cela dure.Un tome qui donne à voir et à comprendre, d’une précision et d’une simplicité édifiante.

    7

    vedge - 10 juillet 2018

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