• Critique Jhen T.16 par

    Avec ce tome les auteurs nous posent une question encore, toujours et de tous temps d’actualité : est-ce le cœur des hommes qui, mauvais, attire le mal, ou le mal, quelle qu’en soit son incarnation, telle la peste, qui perverti le cœur des hommes ?
    En l’occurrence, la peste n’est qu’une alliée, une excuse, pour la vengeance d’une femme trompée et bafoués, pour qui le retour du bâtard de son mari est le déclencheur d’une vendetta personnelle qui n’épargnera personnes, même pas elle.
    Il y a des similitudes troublantes entre ce scénario et celui du dernier Alix ma foi.
    Le dessin, bien qu’aillant plus de noirceur dans la multiplication des traits, et moins de précision que les maîtres Martin et Chaillet, a su trouver un classicisme qui allie le rythme, le mouvement et la justesse des cadrages et des décors.
    La mise en couleur, classique elle aussi, est très adaptée.
    C’est donc une fable humaniste, qui décrit parfaitement l’utilisation de la religion et des boucs émissaires pour assouvir des objectifs personnels.
    Toujours d’actualité sur le fond, la BD a su se saisir de la forme pour replacer le récit et les personnages dans la période du moyen-âge avec justesse.

    6

    vedge - 14 novembre 2017

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