• Critique Balzac et la petite tailleuse chinoise T.1 par

    Ce livre épais est comme un poème d’images sensibles décrivant un monde dur.
    En rééducation politique, deux adolescents chinois découvrent une valise de livres interdits.
    Avec eux, ils apprennent la lecture et éveillent l’esprit d’une jeune couturière chinoise.
    Mais avec la culture vient aussi le besoin d’émancipation et le désir de se réaliser par et pour soi-même, donc loin de ce et de ceux qu’elle connait.
    Car les autres, peut-être, sont autant de chaînes.
    Des dessins précis agrémentent, par petites touches, la lenteur du récit, de leurs traits fins et leurs couleurs romantiques, un peu passées.
    Fragments de vie, kaléidoscope, parfois ombres chinoises, ils content plus qu’ils ne racontent, avec le recul qui sied au conteur, pour que le lecteur deviennent acteur de sa lecture.
    Remplissant les blancs nombreux, marchant sur les sentiers que bordent les rizières, le lecteur est happé, doucement subjugué par ce qui se joue dans ce trio d’adolescents.
    Une superbe interprétation et une artistique mise en image d’un roman dont Poustochkine a extrait la substantifique moelle qu’il convie le lecteur à partager.

    8

    vedge - 04 novembre 2017

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