• Critique Et il foula la terre avec légèreté T.1 par

    Parfois, peu souvent, le dessin se suffit à lui-même.
    c’est un art difficile, entre simplicité du trait et densité émotionnelle de l’histoire et de l’atmosphère rendue.
    Avec ses aquarelles épurées, Laurent Bonneau y parvient à merveille.
    Peu de dialogues, juste le nécessaire pour raconter une histoire qui remet en question et bouscule les priorités.
    Le découpage est intéressant, posant sur une page blanche des miniatures d’aquarelles, comme une succession de petits instants qui semblent fragmentés ; un quotidien d’immensités, ciel et terre quasi confondus, qui pourraient ralentir sans cela le temps.
    Et puis, aux pages suivantes, le temps s’arrête vraiment dans la contemplation d’un torrent que l’on entend couler, ou l’immensité d’un lac ou d’un fjord à l’incroyable plénitude immobile. Superbe.
    Je suis un peu plus circonspect sur certains passages et de pseudo certitudes écologiques ou basées sur la Genèse.
    L’homme se pensait fini dans un monde infini, qu’il pouvait exploiter à foison, avec ou sans présence de dieux.
    Science et conscience amènent désormais l’homme à se penser infini dans un monde fini, dont il est le gérant et le conservateur.
    La prise de conscience devient mondiale, même si la mise en œuvre varie du tout au tout selon les régions et leurs priorités.
    Ce livre pose les bonnes questions, principalement en fin d’ouvrage.
    Un roman illustré d’une sublime et poétique beauté graphique, dont on sort retourné et songeur.

    7

    vedge - 15 mars 2017

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