• Critique Giant T.1 par

    Nous sommes à New York, en 1932, à la suite du crash boursier de 1929, période que l’on nomme la « Grande Dépression ».
    Près de l’église Saint-Patrick, des irlandais funambules construisent un immense gratte-ciel : le Rockefeller Center.
    Ils en vivent et peuvent ainsi nourrir leur famille restée au pays.
    Ils en tombent aussi.
    Dans ce cas, un survivant doit annoncer la mauvaise nouvelle et envoyer à la veuve la prime de départ définitif offerte par le syndicat de 50$ ; Le prix de la vie d’un homme.
    Giant, un géant pour le moins taciturne ne s’y résout pas et décide, on ne sait pourquoi, de reprendre et faire perdurer la relation épistolaire entre son compagnon d’infortune décédé et sa veuve restée avec ses enfants au pays : il utilise pour cela le subterfuge, l’écran d’anonymisation d’une machine à écrire.
    Lui qui n’est pas doué pour la parole trouve dans l’écriture une verve que l’on attendait pas ; Une telle fougue donne envie à la destinataire de retrouver son tendre époux, et à nous l’ipatience de lire la suite pour savoir comment tout cela finira.
    Sur ce récit réaliste et plein d’humanité, le même auteur vient mettre un superbe dessin, à peine colorisé.
    On a l’impression de voir se dérouler la pellicule d’un vieux film muet, par endroit recolorisé.
    Le film est d’époque, pour preuve les décors bien restitués, les couleurs sont parfaitement choisies, le trait est fin et assuré.
    En plans larges ou serrés, il inclue le lecteur dans l’histoire, celle d’un homme au lourd passé, qui se prend un instant à rêver d’avenir.
    Mais en-a-t-il le droit et la réelle possibilité ?

    8

    vedge - 07 juin 2017

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