• Critique Urban T.4 par

    Cette série d’anticipation, j’espère de SF, est superbe, tant au dessin qu’au scénario.
    Elle nous plonge dans un monde d’exploitation surdimensionné des êtres humains.
    Les travailleurs, produisant dans conditions effroyables les ressources sur l’ensemble des planètes, ont obtenu de bénéficier de deux petites semaines de vacances, qu’ils viennent passer dans un immense complexe de loisir, pour oublier la tristesse de leur vie et du dehors.
    Là, trop souvent entrainés de manière organisée et à leur insu, vers le jeu et les paris, ils perdent tout, et endettent leur famille à jamais.
    Derrière cet univers automatisé et autogéré par des machines, un génie créateur et asocial, a construit une Intelligence Artificielle évolutive et apprenante.
    Un génie fou et pervers. Un géniteur infanticide.
    Mais, tout le monde le sait, il n’y a rien de plus dangereux qu’une mère trahie, dont l’enfant a été assassiné.
    Le récit est fort, servi par un dessin virtuose qui s’affirme au fil des tomes.
    Une vision angoissante du futur, à une époque où les IA bousculent déjà nos vies, nos métiers, notre vision du monde et du travail et où l’on se pose déjà la question de la vision du développeur humain derrière la machine et de son évident parti pris.
    A titre d’information, et pour aller plus loin sur le travail de scénariste, je vous renvoie vers la série Urbangames, prémices de ce que sera la série Urban.

    8

    vedge - 05 juillet 2017

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