• Critique L'adoption T.1 par

    J’ai mis trop de temps avant de lire cette BD et je le regrette.
    Une adoption espérée, retardée, puis abandonnée en est certainement la raison.
    A la fois un espoir déçu et une culpabilité restante de n’avoir malgré tout, pas été plus loin et jusqu’au bout.
    La BD commence doucement. Comme dans le Petit Prince, les personnages ont tant à nous dire qu’il faut d’abord les apprivoiser.
    Une petite fille parle au travers d’un dessin d’enfant éclatant de rouge.
    Trois petits vieux, pas rabougris, sur un pauvre banc, juste assis, papotent, des bonheurs enfuis, de l’amour qu’ils n’ont pas su donner.
    Et puis nous assistons à la Genèse d’un amour filial, une manière pour un grand-père d’en profiter simplement, de ce rôle de père qu’il n’a pas tenu ; De se racheter à ses propres yeux un peu aussi.
    Et puis c’est plus facile d’être grand-père, moins d’interdits, plus de complicité.
    Pour les parents adoptifs, c’est toujours le même dilemme : où est le bien de l’enfant. Est-il vraiment dans la séparation pour une vie meilleure ? Entre lien de substitution même plein d’amour et lien du sang, que faut-il privilégier ?
    Pas un nuage (signification de Qinaya, prénom de la petite fille) dans le ciel.
    Une famille se recompose sous nos yeux ; trois générations se mettent en place se cherchent, s’apprivoisent et finissent par se trouver ; Jusqu’au rebondissement final, inattendu, qui laisse le lecteur pétrifié.
    Le dessin, en douceur et finesse, accompagne parfaitement les petits pas quotidiens du récit.
    On est sous le charme et on souhaite se plonger immédiatement dans la suite en espérant une happy end.

    8

    vedge - 23 juin 2017

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